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Charpentiers d'Europe et d'ailleurs
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Cordeau et bloc de marne

Cordeau et bloc de marne Lignage d’une poutre au cordeau à encre japonais.

Paul Dubois utilisait fréquemment son cordeau pour tracer des lignes droites sur les pièces de bois. Par principe, le charpentier préindustriel ne dispose que de bois approximativement réguliers. Il ne peut donc se fier aux contours du bois pour tracer les assemblages mais doit au contraire créer lui même un réseau de lignes virtuelles et régulières qui seront des repères absolus. Ainsi le charpentier trace fréquemment une ligne à l'axe de la face des poutres afin de placer correctement le bois par rapport au projet architectural, et aussi par exemple de pouvoir aligner parfaitement les axes des tenons et mortaises. Ainsi il se moque de savoir si la poutre sera plus ou moins tordue. Sur la face des bois, le charpentier picard trace ses lignes à l'aide de poudre de craie blanche (dite marne) qui abonde dans les champs. Pour cela il frotte la ficelle de son cordeau dans le bloc de craie, puis il tend son cordeau entre les deux points extrêmes, il pince la ficelle et la lâche brusquement. Elle frappe la surface du bois en laissant un ligne parfaite. Le cordeau de Paul Dubois était une simple ficelle enroulée autour d'une cheville de chêne. Dans d'autres pays, le cordeau est enroulé dans une boîte ou il est imprégné de noir de fumée, d'encre, etc.

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