passer le menu
Charpentiers d'Europe et d'ailleurs
Trois scies égoïnes Sciage d’arasement biais à l’égoïne par Fabien Marécal, 2007.

Dite scie à main dans la Grande encyclopédie, et sciot dans L'Art de charpenterie de Mathurin Jousse (1702), hand saw (Mechanik exercices (1703), la scie égoïne large n'appartient que depuis le milieu du XIXe siècle à la panoplie courante du charpentier. La difficulté à forger et polir de façon artisanale des lames de scie larges explique cette apparition relativement récente en Europe. Au début du XXe siècle encore, le charpentier français emploie très fréquemment les scies à cadres pour la plupart des travaux courants. Il faut signaler toutefois au Moyen Âge la large scie égoïne à deux mains dont l'aspect évoque un grand sabre et dont la denture « à crochet », c'est à dire penchée, permet de scier le bois par bout, c'est-à-dire scier de long. Cet outil manifestement ancêtre de l'égoïne moderne disparaît de l'iconographie au XVIe siècle.
Les égoïnes de Paul Dubois sont de fabrication industrielle pour les lames (Peugeot), mais le charpentier taille souvent ses manches à la gougeSorte de ciseau creusé en gouttière.. La denture est systématiquement penchée afin de pouvoir attaquer le bois de biais ou par bout, par exemple dans le cas des arasements de tenons obliques. La scie la plus fine est dite « à guichet ». L'affûtage des scies se fait à la lime tiers-pointLime de section triangulaire..

Médias associés

222
222
222
222
4
médias
France, Muidorge
France, Muidorge