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Charpentiers d'Europe et d'ailleurs
Tenailles et clé anglaise Bois de pommier et acier.

Les tenailles sont d'un usage courant sur les chantiers de vieux bois, c'est dire lorsque le client impose au charpentier l'usage de bois de récupérations provenant d'un bâtiment démonté. Les bois anciens sont très souvent infestés de vieux clous rouillés qu'il faut extraire péniblement à l'aide de tenaille ou de pince arrache-clous. Le charpentier n'aime guère employer du vieux bois, car celui ci, plus sec et plein d'imprévus endommage les outils tranchants et se taille moins facilement.

Le tournevis appartient plutôt à la panoplie du menuisier à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle. Paul Dubois en bon artisan de campagne assure plusieurs fonctions, même si la principale est la charpente. Il fabrique et pose les menuiseries, construit les cercueils, réalise des meubles simples.

En principe, le charpentier de campagne français n'utilise pas d'outil pour raboter le bois. Il se plait à dire que son seul rabot c'est la bisaiguëOutil double de charpentier à manche perpendiculaire comportant un ciseau d'un côté et un bédane de l'autre.. Il souligne ainsi la rusticité de son art et son habileté à obtenir des ouvrages soignés avec des outils très simples. On sait toutefois que les charpentiers médiévaux avaient probablement un standard de réalisation plus exigeant dans la finition des assemblages et des surfaces des bois. Les ouvriers jusqu'au XVIe siècle pouvaient utiliser fréquemment sur des ouvrages de qualité la varlopeGrand rabot à poignée qui se manie à deux mains. ou la galèreRabot de charpentier actionné par deux personnes. à quatre mains pour obtenir un fini parfait et effacer les traces de coups d'outil ou de sciage. Paul Dubois quant à lui utilisait le rabot dans les travaux de menuiserie, la varlope pour dresser et finir les planches, et le guillaumeRabot à tailler les feuillures et les rainures. pour tailler les feuillures des vantaux de porte ou de fenêtre.

Le trusquin est typiquement un outil de menuisier destiné à tracer des lignes parallèles à une face de référence. On peut régler le plateau sur sa tige pour ajuster l'écartement entre la surface de référence et la pointe à tracer. Pour l'utiliser il faut donc avoir parfaitement dressé ses bois, c'est-à-dire disposer de faces planes. Le charpentier pour sa part ne dispose pas de telles surfaces de références, car il travaille sur des matériaux plus gros et plus rugueux. Le trusquin sert au menuisier pour tracer des montants et des traverses de portes ou de fenêtres, etc. Paul Dubois, artisan de village, réalise également ce type de travaux.

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France, Muidorge
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