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Charpentiers d'Europe et d'ailleurs
Aire d’épure Mise sur ligne

Les charpentiers de la plupart des pays européens ont l'habitude d'exprimer leur projet architectural d'abord par des croquis, puis au moment de la réalisation, par un dessin à grande échelle, le plus souvent à grandeur d'exécution, pour indiquer l'emplacement des diverses pièces de bois. Ce dessin s'appelle l'épure.

L'épure la plus simple représente l'implantation du bâtiment sur le terrain.
Dans les réalisations les plus simples, la représentation graphique du projet peut s'arrêter là et tout le reste du débit et des assemblages se déduire empiriquement au cours du chantier. Les épures sont tracées sur un plancher ou une aire plus ou moins soigneusement préparée selon la complexité graphique du projet. En contexte rural préindustriel, les épures peuvent se composer des simples lignes principales de la construction : axe du bâtiment, lignes de niveau, lignes dites de trave de la base de la pente du toit, etc.

Les épures sont tracées sur un plancher ou une aire plus ou moins soigneusement préparée selon la complexité graphique du projet.

Le charpentier utilise l'application pratique du théorème de PythagoreSon application pratique connue par la formule « 3-4-5 » permet d'obtenir un angle droit sans recourir à l'équerre. dite « 3, 4, 5 », il travaille uniquement au compas et au cordeau.
Lorsque le charpentier travaille en plein air, parfois par mauvais temps, l'aire d'épure doit être sommaire et robuste, les lignes sont matérialisées par des cordeaux tendus entres les points de repères importants du passage des pièces de bois. Le charpentier pourra ensuite disposer les bois horizontalement de façon à les faire coïncider aux points importants du tracé : position du faîtage, du passage des pannes (purlin), des fenêtres, etc. Si le sol est irrégulier, boueux, etc, le charpentier peut disposer des planches bien fixées au sol et tracer dessus les lignes d'axe, ou de face des bois.

L'épure se compose le plus souvent d'éléments s'inscrivant un plan, c'est-à-dire en deux dimensions : un mur, une paroi, une fermeAssemblage de pièces de bois destinés à supporter la charpente d’un toit ou qui portent le faîte d’un comble., etc. Toutefois, dans certaines traditions constructives, liées à la production d'architecture savante, notamment en France, le charpentier peut maîtriser avec un savoir plus ou moins abouti la connaissance de la pénétration de raccords complexes en trois dimensions. Il peut notamment tracer sur épure des arêtiers, des noues, etc. et obtenir sur épure les longueurs, les coupes des pièces à tailler. Dans d'autres traditions constructives le charpentier obtient ces informations de façon empirique en présentant des perches dans l'espace au fur et à mesure de la construction.

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