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Charpentiers d'Europe et d'ailleurs
Flottage des bois Débardage d’une lourde grume

Une fois au sol, la grumePièce de bois non encore équarrie, couverte de son écorce. doit être débardée, c'est à dire transportée jusque sur le lieu de travail du charpentier. Bien souvent, bûcheron ou charpentier travaillent le bois sur le lieu même de la coupe et pratiquent l'équarrissage et le sciage de long en forêt pour limiter le poids de la manutention. Cependant les chemins forestiers peuvent être boueux, et le transport mouvementé, dans ce cas les bois fraîchement équarris souffrent du débardage. Les troncs peuvent être tirés directement par des chevaux jusqu'en bas de la montagne comme on le voit sur le film tourné en 1992 en Bucovine (Roumanie).
En France, jusque vers 1950, les grumes étaient charriées hors de la forêt par des attelages de chevaux ou de bœufs tirant un engin à deux ou à quatre roues appelé diable, fardier, binard ou encore triqueballe. Le chargement se fait en relevant l'axe de l'engin à la verticale puis en l'abaissant à l'horizontale une fois la grume liée par des chaînes au bâti. Par effet de levier la grume se lève du sol, on peut ainsi la transporter même si une extrémité touche encore à terre. Si la grume est trop lourde, on procède par basculement latéral de l'ensemble grume-fardier tiré sur le côté par des animaux.

De nos jours le débardage doux connaît un important regain d'intérêt en France, car il permet de préserver les forêts et les chemins.

Les charpentiers ont par ailleurs de petits diables tirés à la main pour charrier sur le chantier de petites pièces de charpente.
De nos jours le débardage doux, c'est à dire ne dégradant pas les forêts et les chemins, connaît un important regain d'intérêt en France.
Dans les grandes villes comme Paris ou Rouen sur la Seine, l'approvisionnement en bois de charpente s'effectuait autrefois par voie d'eau, étant données les difficultés de circulation routière. Les forêts de Bourgogne, de Champagne ou de Picardie pouvaient donc fournir sur une longue distance des grumes importantes, parfois déjà équarries comme en témoignent certains bois retrouvés aujourd'hui dans les édifices construits au XVIIIe siècle. Les grumes pouvaient être équarries à la hache, marquées à la rainette de façon à être toujours identifiées et jetées à l'eau par trains de radeaux ligaturés de façon à supporter les mouvements du voyage.
Les trains de bois ne devaient pas remonter au delà de la limite de diffusion des eaux de mer de peur de perdre leur résistance à l'humidité par diffusion du sel.

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